Conseils en action

Préambule 

Nous n’avons pas comme prétention d’ouvrir un débat qui ne saurait jamais être clos mais de vous donner notre point de vue et conseils en ACTION SAFARI.

 

Les calibres et le tir

Tout calibre est par principe bon si la balle est bien placée. Vous aurez les mêmes difficultés à retrouver votre “cob“ ou autre antilope avec 7X64 ou 375 HH si votre balle est une balle de panse ou de pattes.

Mais la réalité sur le terrain, et plus particulièrement en Afrique, n’est pas toujours d’une aussi grande évidence.

Le gibier africain est beaucoup plus résistant que le gibier européen et une balle que devrait normalement sécher sur place l’animal, n’est absolument pas garantie même si la balle est mortelle.

Il est important de tenir compte de ce paramètre.

Un autre point qui nous semble important d’être précisé est ‘éducation européenne“ du chasseur. Nous nous expliquons :

Il n’est pas recommandé d’une manière générale de tirer l’animal de face. Tous les croquis et schémas de tir nous donnent la sacro-sainte balle “Défaut de l’épaule“. Et pourtant, la balle de face (buste, poitrail) est une excellente balle qui touche presque obligatoirement un élément vital de l’animal.

Certes, il y a moins de place que pour l’animal de travers, mais à avoir trop de place, l’on voit trop souvent des balles de poumons, balles de panse quand ce n’est pas de gigot.

De même, si votre première balle blesse, répétez très rapidement et plusieurs fois , même si l’animal est en fuite et présente donc son “train arrière“.

Il est dans ce cas très important d’arrêter au plus tôt l’animal et d’oublier un peu les considérations “viande“.

En Afrique, un animal blessé est hyper vulnérable et finit presque toujours par être dévoré par les vautours, chacals, ou autres nettoyeurs de la brousse. Donc, la perte d’un cuissot ou   d’une épaule n’est pas un élément important.

Par ailleurs, il nous parait important de parler de l’émotion, voir l’excitation que nous connaissons tous, juste avant le tir :

Tous les Safaris ont comme base de tarification la taxe de tir ou d’abattage. Cela veut donc dire qu’en fonction des animaux et donc des taxes, vous allez devoir tirer des balles qui valent 600, 700, 800 euros, voire plus.

Mesdames et messieurs, contrôlez donc au maxi ce merveilleux excès d’adrénaline, prenez rapidement votre temps, n’hésitez pas à prendre appui… Bref, mettez-vous dans les conditions idéales de récolter votre trophée tant convoité plutôt que d’avoir à faire de douloureuses recherches et de voir partir blessé un trophée record dont le coût de la taxe vous laissera un goût amer !

Comment parler de calibre sans aborder parallèlement le choix de la balle :

D’une manière générale, optez pour la balle la plus lourde dans votre calibre, mais également n’oubliez pas de faire régler votre lunette avec ce choix de poids de balle. Les munitions actuelles offrent une telle diversité de poids de balle que la DRO et autres paramètres en sont d’autant modifiés.

Par ailleurs, 2 types de balles sont proposées selon les calibres, à savoir : les balles expansives et les balles blindées.

Celles-ci correspondent à des utilisations différentes, mais notre choix se porte sur la balle expansive qui “travaille“ plus l’animal alors que la balle blindée ne fait que la traverser.

Néanmoins, et pour le calibre 375 HH par exemple, rien ne vous interdit de prendre quelques balles blindées qui seront exclusivement utilisées pour :

-         le tir d’un tout petit animal (Stennbock, Dik-Dik…)

-         achever un animal d’une balle de cou pour éviter de malmener une future cape

-         le tir d’un éléphant.

Pour différencier ces 2 balles différentes, nous vous recommandons de blanchir ou de noircir le cul de la douille (voir l’amorce) avec du “typex“ ou encre indélébile. De cette manière, très rapidement, vous saurez reconnaître vos balles.

Concernant les calibres, ils dépendent naturellement et essentiellement des types d’animaux que vous allez rencontrer sur la zone de chasse et des trophées convoités. La sacro-sainte limite des bagages à 20 kg gène très souvent la possibilité de prendre plusieurs calibres.

Néanmoins, il vaut mieux s’alléger au maximum dans les tenues et de se charger au maxi dans les bagages dits “à mains“ afin de pouvoir ainsi prendre 2 types de calibres avec vous.

Dans tout Safari, il y a un but de trophée convoité que nous disons “phare“ :

Telle destination pour le buffle, telle autre pour l’élan ou telle autre pour telle antilope. Il est donc évident qu’il faille en priorité se munir du calibre pour le trophée “phare recherché“.

Mais encore une fois, si vous pouvez emporter 2 calibres différents en vous allégeant au maxi de vos bagages, nous ne pouvons que vous le conseiller.

Notre choix se portera dans ce cas sur le 375 HH et 300 WM (ou 8X68S). Vous aurez ainsi une gamme très large couvrant les gros animaux et petites antilopes.

Evitez le 458 ou 460. Ces deux calibres sont “plutôt réservés“ aux guides de chasse pour votre sécurité.

 

 Les carabines  

La première base est de bien connaître sa carabine. 

Rien de pire que l’achat ou le prêt d’une carabine juste avant le départ, où l’on ne connaît pas ou peu l’arme, la détente et sa sensibilité, le calibre et sa puissance ainsi quela D.R.O. de la balle. 

Ensuite, plus celle-ci est simple et rustique, moins grand sera le désappointement de voir des chocs sur la crosse, de la poussière, des griffes sur votre magnifique ronce de noyer… 

Donc, inutile de venir avec votre dernière “FERLACH“, vous risqueriez de gâcher votre séjour. 

Pensez également au poids de l’arme. Quatre, cinq voire six heures de pistage sous un soleil tapant fort, pèsent très lourd sur l’épaule et les bras en fin de journée. Evitez tous gadgets alourdissant l’arme, inutiles en Afrique. 

Nous vous conseillons donc une carabine conventionnelle, à verrou, du type MAUSER. 

Veillez également à ce que la culasse ait un peu de jeu dans son logement car la pression des gaz, lors du tir, associée à une forte chaleur (donc dilatation) d’une part et la poussière obligatoirement présente en pistage d’autre part, ne vous causent des désagréments en cas de tir répété-obligé (blocage de la culasse). 

La lunette ainsi que son montage sont importants. 

Un bon montage à crochets est idéal et en fonction du calibre, vous choisirez : 

- une lunette de visée (grossissement de 6 mini et +) pour les calibres “tendus“ à savoir 300WM – 8X68S… 

- une lunette de tir (grossissement 4-6) pour les calibres “lourds“, à savoir 375HH ou 378 Wby. 

 

L'approche et le pistage 

Pour approcher un gibier le plus possible, il faut réunir les conditions suivantes : 

- Etre à bon vent (LE NEZ). C’est l’élément essentiel, mais votre guide de chasse et pisteurs sont habitués à ce réflexe. 

- Ne vous étonnez donc pas si vous devez faire un détour d’une ½ heure de pistage et plus pour aborder l’animal comme il se doit. 

Inutiles les lotions et autres parfums : ce sont des épouvantails à gibier. 

- Ne pas être repéré (LA VUE) 

- Ne pas faire de bruit ( L’OUIE) 

Cela veut dire, avoir une tenue vestimentaire se fondant dans le biotope. A ce titre, ne pas prendre de tenues “camouflage“ ou “militaire“. Certains pays l’interdisent et d’autre part, la rencontre toujours possible avec des braconniers, risque d’être assimilée à une “offensive“ contre ces gens et des désagréments importants pourraient en découler. 

Cela veut dire également de se déplacer comme un félin : coller au maximum à votre pisteur ou guide de chasse en lui emboîtant le même rythme de pas. Arrêtez vous lorsque celui-ci s’arrête, évitez toute branche morte ou tout craquement, inévitablement ressenti par le gibier comme “danger-fuite“. 

Lors de l’approche finale, elle doit être faite à 2 personnes. Tant pis pour le photographe ou le cameraman vous suivant afin d’immortaliser un moment… qui ne risque jamais d’arriver parce que la colonie est trop longue. 

Marchez, progressez lentement dans la phase finale. Baissez-vous, voire rampez si nécessaire. Arrêtez-vous pour voir si l’animal ne vous a pas détecté. Sachez rester complètement immobile si l’animal vous fixe. Pas de grands gestes (les bras doivent rester collés au corps) et surtout, ne parlez pas. 

Assurez-vous que votre guide et vous-même parliez bien de la même bête à tirer (cela arrive fréquemment).

 

Contrôle et sécurité 

Contrôlez IMPERATIVEMENT votre carabine et lunette en arrivant sur la zone de chasse et avant tout démarrage de pistage. 

En effet, les chocs dus au voyage ainsi que la chaleur, peuvent avoir des influences importantes sur votre arme et lunette. 

En action de chasse, vous suivrez presque toujours votre guide et pisteur. Soyez donc armé mais en oubliant jamais de mettre votre sécurité. 

Portez votre carabine à l’épaule, canon haut ou bas, mais jamais la carabine pointée sur votre pisteur ou guide. 

Si votre arme est munie d’un stecher, il est évident que celui-ci sera armé exclusivement au moment du tir (ne pas oublier d’enlever votre sécurité). 

Un Safari n’est pas une colonie de vacances !!! 

Pour que le guide puisse assurer une intendance qui vous satisfasse d’une part (commodités chambre, toilettes, voitures etc…) ainsi qu’une sécurité sur la zone de chasse, d’autre part, exigez ou renseignez-vous au préalable si d’autres chasseurs que vous seront présents lors de votre Safari. 

Nous vous conseillons, pour que votre Safari soit réussi d’être au maximum 4 chasseurs sur la zone de chasse. 

De même si vous choisissez une formule 2 chasseurs 1 guide, veillez à bien connaître votre partenaire et à fixer des règles entre vous. Cela évite des discussions pénibles.

 

Voyage et bagages 

La réglementation aérienne exige que les armes soient mises dans des valises fermant à clef. N’oubliez pas d’y ajouter votre adresse complète. Les munitions dans une mallette à part fermant à clef. Nous vous conseillons de mette la culasse de votre arme dans un autre bagage (en cas de vol) ainsi que votre lunette de tir dans votre bagage à mains (chocs).                                           __________________________

Nous espérons que ces quelques conseils vous seront utiles pour votre prochain Safari. 

N’hésitez pas à questionner votre guide avant le départ ou sur votre choix de Safari. 

Un Safari doit être mûrement réfléchi et longuement préparé à l’avance. 

De cette réflexion et préparation dépend une bonne partie de votre succès. 

Nous sommes à votre disposition pour essayer de vous satisfaire au mieux dans notre passion commune 

“ LA CHASSE“. 

Contact :  << safari68@evhr.net >> ou depuis le site << en cliquant ici >>